Carnet de route

Escalade dans les gorges de la Jonte et du Tarn

Sortie :  Gorge de la Jonte du 08/05/2014

Le 08/05/2014 par Caroline

Des vautours plein le ciel, du beau caillou, des longueurs dantesques, des merveilles géologiques, du gaz à tous les étages. Mais oui, c’est bien des fameuses gorges de la Jonte, du Tarn et de la Dourbie dont je vais vous parler.

Une première voiture, bien chargée, a quitté Reyrieux mercredi dans l’après-midi. La météo s’annonçait particulièrement clémente pour ce premier pont du mois de mai, il fallait absolument en profiter !

5 heures plus tard, nous voici arrivés au Rozier, dans le charmant petit camping des peupliers.

Vite, vite, on installe le camp, une petite plâtrée de pâte au diner (1 kg pour 4, c’est  un peu  frugal pour Marco ; ) et on essaye de ne pas se coucher trop tard , c’est qu’on a des projets pour ce week-end !

Le lendemain, réveil sous le soleil et petites tergiversations au déjeuner : quelles voies pour quelles cordées ? On voulait tous grimper sur le même secteur, c’est tellement plus sympa  et puis, on n’a qu’une voiture pour le moment … mais le choix s’est vite trouvé limité compte tenu de l’engagement et des cotations annoncées. L’arête ouest ? Les femmes et les grimpeurs d’abord ? Marco avec Laurent, Annette avec Caro ? Finalement, ce sera l’Arête ouest pour tout le monde et cordées mixtes.

Et bien, les voies de la Jonte sont fidèles à leur réputation. « Mais bon sang, il est où le point ? Ben,  juste là, 10 mètres au dessus … Et elles sont sublimes aussi, du calcaire 4 étoiles magnifiquement sculpté, un petit départ finaud déjà dans le vide, des picots bien crochetant ensuite, des bacs terribles dans le 6A et le dernier 5C, rien n’est à  jeter.

Lors de la descente, les gars, encore sur leur faim, repèrent une autre grande voie en 3 longueurs, juste à gauche de l’arête, avec un départ en 6B avec des gros trous  «  Un bonheur qui dérape ». Ni une, ni deux, ils la tentent et  ça déroule ! Avec  Annette, on  décide de se refaire tranquillou dans les couennes faciles du secteur Gerard School.

Entre temps, la troisième cordée débarquée de Villefranche  s’installe vite fait et part grimper  dans «  les femmes et les grimpeurs d’abord » avec un final d’anthologie dans  «  le vase de sèvre », un 6C pas donné !

Le soir venu, dans notre camp de base transformé en hôtellerie de plein air grâce aux bons soins de maitre Didier, nous trinquons gaiement à nos ascensions, narrant nos diverses expériences. Les 5 kg de pâtes apportés ne suffisent pas ! Laurent et Marco ne sont pas rassasiés et rêvent déjà à ce fameux 6C.

Le lendemain, Damien, Didier et Guy se dirigent sereinement vers « un bonheur qui dérape », alléchés par le 6B certainement. Quand à nous, on ne change pas une équipe qui gagne, on garde les cordées de la veille et on part vers  «  Biotone », moins fréquentée que les « enfants et les grimpeurs d’abord ». Cette voie est équipée de manière plus « traditionnelle », les longueurs s’enchainent sans problème et le caillou est toujours aussi joli. Petit pique-nique bien sympathique à l’ombre du vase de Sèvre avec un panorama à couper le souffle. Et on s’amuse à écouter les conversations des randonneurs ébahis devant nos prouesses : «  Ils sont accrochés les gens, là, pour faire ça ? », «  Tu as vu le gars qui est tombé tout à l’heure en face ? » … ah ? Serait-ce un de nos compagnons qui aurait pris un vol ? En effet, Didier a dérapé dans une traversée et a offert un beau spectacle semble t-il.

Après le casse-croute, Lolo et Marco s’essayent au 6C du vase de Sèvre avec succès et avec Annette, nous profitons d’un  joli sentier facile qui longe le secteur du révérend et quelques habitations traditionnelles en pierres sèches, pour rentrer au village. Le soir venu, barbeuc  sympathique au camping et rediscutions autour des projets du lendemain.

Avec Laurent, Marco et Damien, nous voulons faire de la couenne dans les gorges du Tarn, je propose le secteur « Figues au cul » (les équipeurs sont des poètes parfois …), découvert lors des Natural Games de 2009. Annette, Guy et Didier préfèrent tenter une grande voie sur le secteur du  révérend.

Nous nous séparons donc le samedi. La journée est fructueuse pour Laurent et Marco, qui s’offrent «  les couilles au cul » (des poètes j’vous dis …), un 7A de 35 m puis «  20000 lieux dans les airs », une belle envolée de 40 mètres et peut-être plus dans le secteur «  dé qué fas aqui ? »

Ce samedi sera moins évident pour le deuxième groupe qui renonce dans « le révérend » mais Guy profite de l’occasion pour s’offrir une belle rando de 12 km  dans de somptueux paysages.

Mais ce n’est pas grave, on a tous l’intention de regrimper le lendemain matin avant de repartir vers Villefranche. On fait donc un gros repas, histoire de liquider nos impressionnantes provisions. Et on ne se couche pas trop tard.

Mais « flop, flop, flop », la pluie, qu’on avait oubliée,  nous réveille vers 4 heures et elle s’intensifie vers 6h. C’est fichu pour cette dernière matinée de grimpe. Dépités, on traine au petit déjeuner, on remballe tout avec soin et on rentre à la maison.

Que ce retour fût douloureux et déprimant ! Parait qu’il y en a qui songent déjà à revenir en automne …

CLUB ALPIN FRANCAIS VILLEFRANCHE SUR SAONE

IMPASSE REVIN
69400  VILLEFRANCHE SUR SAONE
Contactez-nous
Tél. 04 74 62 04 59
Permanences :
jeudi 19:30-21:00 en septembre 18 - 22 h Accueil téléphonique du lundi au vendredi heures de bureau
Agenda