Carnet de route

C'est verdonesque !!!

Sortie :  Gorges du Verdon du 07/06/2014

Le 12/07/2014 par Caroline

Enfin ! Il est là ce week-end de la pentecôte tant attendu ! Et avec lui la sortie escalade dans les mythiques gorges du Verdon.

Une première voiture part sous la chaleur caladoise avec, à son bord, Laurent, Marco, Hugo et Caro. Les trois autres courageux, Julien, Damien  et Laurent.A nous rejoindront le lendemain au petit matin, boulot oblige.

La lecture des topos nous donne le courage d’affronter les interminables bouchons engendrés par ce  week-end  à rallonge ainsi que la chaleur écrasante de l’habitacle. Et nous rêvons déjà aux nombreux secteurs ombragés qu’offre la rive gauche du Verdon : « ouais, le secteur Hulk, c’est sympa, l’approche est marrante avec sa mini tyrolienne et c’est plein de couennes bien teigneuses ! »

Mais un SMS de Julien, l’encadrant du séjour, nous rappelle à l’ordre : « Hulk, c’est de la couenne, c’est pas le Verdon ça ! » Ok chef, on va se laisser guider !

On arrive très tard au camping municipal et en 15 minutes le camp est monté. Vers 1h, nous sombrons tous dans les doux bras de Morphée.

Le repos est de courte durée, nos compagnons ne tardent pas à nous rejoindre le lendemain matin.

Petit dej’ sur le pouce. Il est à peine 8 heures et il fait déjà bien chaud. On a un planning très chargé à respecter car ce matin, on va à la Dent d’Aire, c’est plein sud, on va cramer donc il ne faut pas trainer. Nous sommes sept. Cela fera 3 cordées :

Il y aura tout d’abord la cordée des hommes forts de ces trois jours, les inséparables Lolo et Marco. Ils iront faire mumuse dans  « Catso Angry » 6B+, suivie de « Petit chat » 6A+, une formalité pour ces deux costauds qui se paieront le luxe de sortir une troisième voie, juste pour le fun « Dolce Vita » 6A+. Je rappelle ici qu’il s’agit tout de même de « petites » grandes voies de 90 m chacune, saluons donc la performance de ces messieurs !

Julien prendra sous son aile une jeune pousse, Hugo. Ce dernier va tout juste sur ces 15 ans mais c’est déjà un grimpeur talentueux et tenace. Quand à moi, je serai bien entourée avec Laurent et Damien et nous irons tous les 5 dans « Pas de prélude pour Hervé » 6A+ puis dans « El gringo loco » 6A.

On n’a pas trop souffert de la chaleur, on a bien déroulé, le caillou était bien joli, que du bonheur, même si certaines ont grogné dans les fissures ! Mais on ne peut conclure cette première journée sans un arrêt obligatoire à  « Lou cafétié », LE bar des grimpeurs du coin pour déguster une pression bien méritée. On y croisera aussi du beau monde « tient, c’est pas Daila Ojeda, là derrière ? Ah oui ! Elle n’est plus avec Chris «Charmant » ?… ça c’est pour les adeptes des potins mondains  ;)

De retour au camping, maitre Lolo nous concocte une succulente potée de légumes  agrémentée de pâtes au pesto, le tout bien arrosé d’un très bon cru rapporté par Julien. On finira avec une petite spécialité de Laurent, du Génépi maison, élaboré avec amour et patience à partir des plans ramassés l’année dernière lors du camp d’escalade du mois d’août. Qui a dit que les falaisistes ne savaient pas profiter de la vie ?

Repus, on s’endort comme des bébés.

Dimanche 8 juin. Là, on va partir dans des trucs très durs. Julien est un entraineur exigeant  (et intransigeant ? Si, un peu ? ) et il va nous pousser dans nos retranchements aujourd’hui car il a confiance dans notre potentiel  (hum…).

Il va faire encore plus chaud, on se dirige donc dans un secteur plein ouest, « l’Imbut », réputé lui aussi pour son exigence. Marco et Lolo doivent partir dans « Ras Lebolchoï » 180m, 6C+, nous autres dans  « liberté surveillée » 6B+. Après un rappel calamiteux et sans fin (1h30 dans la vue !), on arrive aux pieds des voies. Et là c’est la panique ! Lolo et Marco partent observer leur voie mais ils reviennent vite fait : « c’est tout lisse, y’a rien, pas de prises ! ». Quand à moi, j’ai eu le temps d’observer avec attention celle qu’on devait gravir : fissures, traversées en 6b et 6b+ ! Ce n’est pas pour moi, je ne passe pas en tête !

Et j’ai bien eu raison. Hugo et Julien partent en premier, suivront Marco et Lolo et on fermera la marche. Première longueur, nickel, tout va bien. L2, c’est tout bon pour les deux premières cordées. Marco,en bon chamois, court dans la fissure, impressionnant ! Et pour nous, le spectacle commence : Damien se prend deux buts dans la fin de la longueur dans un mauvais pas traversant. On perd beaucoup de temps. Il sort la voie. Derrière lui, on court avec Laurent mais ça ne suffit pas pour rattraper le retard.

Il faudra séparer notre cordée pour aller plus vite. Marco prend Damien sous son aile et Lolo nous prêtera main forte. Mais c’est trop tard, le soleil arrive, on va grimper sous le cagnard. Manque de bol, on attaque le 6B+. Terrassée par une migraine foudroyante, peu à mon aise dans les fissures, les pieds déjà en feu, j’avance tant bien que mal mais je fais perdre un temps précieux à ma cordée.

Je me sortirai de ce plan galère grâce aux conseils de Julien déjà sur le belvédère et aux bras puissants de Lolo : j’ai transformée une traversée en 6b+ en via corda mais en grande voie, c’est comme en montagne, tout est permis, il faut sortir coûte que coûte, alors on la ferme, on sert les dents et on avance.

On finira par s’échapper de cette h******, pardon, voie mais on aura éclaté l’horaire, il est 16h et on devait sortir vers 12/13h. Les garçons ont encore plein d’énergie et décident de se finir vers l’Escales. Ils me déposent agonisante au camping et repartent crapahuter. Ils reviendront vers 22 h pour se rassasier d’une bonne ratatouille (fallait bien que je me fasse pardonner !). Rebelote, du bon vin pour se consoler, un p’tit génépi pour s’anesthésier un peu plus et DODO !

Le lendemain, nous sommes tous bien épuisés, on ira donc dans du facile, dans le secteur des « Dalles Grises », de l’ultra facile même pour certains mais on doit plier le camp à midi. Donc, au programme il y aura « Chlorochose » 5B+, « Cocoluche »6A et « A tout cœur » 6B+ ou « Sucepé », je ne sais plus, qui se transformeront de toute façon en n’importe quoi à la fin parce que « c’était patiné, ça brillait de partout … » mouais, c’était de la dalle surtout !

Une fois n’est pas coutume, ce sont les hommes forts qui trainent. La première cordée repart vite au camping faire la popote et tout ranger pendant que les retardataires terminent leur voie.

Une petite douche, on grignote une petite salade, une dernière caresse au chaton du camping et on repart direction Villefranche, toujours sous la chaleur écrasante.

Le trajet du retour fut bien joyeux ! Afin d’éviter les bouchons, nous avons traversé  les champs bleus de lavande de Valensole puis, vers Sigottier, nous avons pu admirer de sublimes dalles au dessus du village. On passera aussi, sous la pluie, à proximité du cirque d’Archiane et du majestueux Mont-Aiguille. Même pas arrivés qu’on imaginait déjà notre prochain périple grimpesque ! La suite au prochain épisode !

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